Choisir un professionnel
Spécialisation, approche, conventionnement Mon Soutien Psy : les critères qui font vraiment la différence, et comment savoir si le suivi fonctionne.
Une fois la décision prise de faire suivre son enfant par un psychologue, une question tout aussi importante se pose : comment choisir le bon ? Le nom sur une plaque ou un site internet ne dit pas grand-chose de la qualité réelle de l'accompagnement — voici les critères qui comptent vraiment.
Un suivi qui fonctionne ne se traduit pas nécessairement par un enfant enthousiaste à l'idée d'y aller — beaucoup de séances abordent des sujets inconfortables. En revanche, certains signes sont plutôt rassurants : l'enfant accepte, même en rechignant, de s'y rendre ; il ne montre pas de détresse marquée après les séances ; le psychologue communique de façon claire avec les parents sur le cadre général du suivi (sans trahir la confidentialité du contenu). À l'inverse, une opposition très ferme et durable, un mal-être manifeste après chaque séance, ou un praticien qui refuse tout échange avec les parents doivent amener à questionner la poursuite du suivi avec ce professionnel précis.
Point de vigilance : un enfant qui dit "je ne veux plus y aller" après deux ou trois séances n'est pas automatiquement en train de signaler que le suivi ne fonctionne pas — une résistance initiale est fréquente, notamment parce que les premières séances abordent des sujets encore peu familiers. Cela devient un vrai signal d'alerte si cette opposition persiste sur la durée, accompagnée d'un mal-être réel.
Cela dépend souvent de l'âge de l'enfant et des pratiques du psychologue. Pour les plus jeunes, un temps commun en début de séance, suivi d'un temps seul à seul, est une pratique courante. Pour les adolescents, la plupart des psychologues privilégient un temps individuel dès le départ, avec un point préalable ou ultérieur avec les parents sur le cadre général, sans détail sur le contenu des échanges.
Il n'existe pas de délai universel, mais un premier cycle de 6 à 10 séances permet généralement d'observer une évolution, ou du moins d'avoir une idée plus claire de ce qui se joue pour l'enfant. Un changement de professionnel n'est pas un échec en soi : trouver le bon binôme enfant-thérapeute peut parfois nécessiter un ou deux essais.
Peut-on changer de psychologue en cours de suivi si ça ne convient pas ?
Oui, et ce n'est pas un échec. La relation thérapeutique repose en grande partie sur la qualité du lien entre l'enfant et le praticien ; il est parfois nécessaire d'essayer un autre professionnel pour trouver le bon binôme.
Le psychologue va-t-il rapporter aux parents tout ce que dit l'enfant ?
Non, la confidentialité fait partie du cadre thérapeutique, en particulier avec les adolescents. Les parents sont généralement informés du cadre général et de l'évolution globale, mais pas du détail des échanges, sauf risque grave nécessitant une alerte.
Faut-il l'accord des deux parents pour choisir le psychologue ?
Le choix du suivi psychologique relève des actes usuels dans la plupart des situations, ce qui permet à un seul parent de l'engager. En cas de tension marquée ou de désaccord explicite exprimé par l'autre parent, il est plus prudent de l'informer, voire de rechercher son accord en amont.
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