Pack Sérénité — Fiche exclusive

FICHE 03

Préparer la première séance de psy

Comment présenter la démarche à votre enfant, communiquer avec le professionnel, et savoir si le suivi fonctionne.

01

Ce que vous pouvez dire à l'enfant avant

La façon dont vous présentez la première séance influence directement la manière dont l'enfant s'y engage. Évitez le mot « problème » ou toute formulation qui laisse entendre qu'il est en faute. Une présentation simple et rassurante suffit : « Je t'ai trouvé quelqu'un de spécial à qui parler. Ce n'est pas un médecin, il/elle ne fait pas de piqûres. C'est quelqu'un dont le métier est d'aider les enfants à démêler leurs pensées et leurs émotions. » Précisez aussi qu'il n'est pas obligé de tout dire — cette liberté réduit l'appréhension bien plus qu'une insistance sur l'importance de « bien parler ».

02

Ce que vous communiquez au psy (sans l'enfant)

Avant la première séance, ou en tout début de suivi, prenez le temps de transmettre au psychologue le contexte factuel : la chronologie de la séparation, les changements récents (déménagement, nouvelle garde, recomposition), les signaux observés à la maison, et tout élément de tension particulière (conflit avec l'autre parent, événement marquant). Ce partage se fait sans l'enfant présent, généralement par un échange bref avant ou après la séance, ou par écrit en amont.

03

Les questions utiles à poser après la séance

Évitez de demander « qu'est-ce que tu as dit ? » — cela transgresse la confidentialité nécessaire à la relation thérapeutique. Préférez des questions ouvertes et non intrusives : « Comment tu te sens après ? », « Tu voudrais y retourner ? ». Ce sont les réactions générales de l'enfant, pas le contenu de ce qu'il a dit, qui vous renseignent le mieux sur la façon dont le suivi se passe.

04

Signaux que le praticien convient bien

Un enfant peut très bien exprimer une réticence à aller à une séance sans que cela signifie que le suivi ne fonctionne pas — c'est même fréquent au début. Les signes plutôt rassurants : il accepte, même en rechignant, de s'y rendre ; il ne montre pas de détresse marquée après coup ; le professionnel communique clairement avec vous sur le cadre général, sans trahir le contenu des échanges.

05

Quand changer de praticien si nécessaire

Une opposition ferme et durable (au-delà de 4 à 6 séances), un mal-être manifeste et répété après chaque rendez-vous, ou un praticien qui refuse tout échange sur le cadre général du suivi sont des signaux qui justifient de questionner la poursuite avec ce professionnel précis. Changer de psychologue en cours de route n'est pas un échec — trouver le bon binôme enfant-thérapeute demande parfois plusieurs essais, et c'est normal.

Rappel important : la confidentialité fait partie intégrante du cadre thérapeutique, en particulier avec les adolescents. Vous serez tenu informé de l'évolution générale du suivi, mais pas du détail de ce qui se dit en séance, sauf risque grave nécessitant une alerte de la part du professionnel.

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